2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Creation since 2006. From Paris, France. Fondatrice du HUB UE, Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire ("Blue Book") de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
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Tuesday, July 31, 2007

*Bush-Brown : deux tempéraments pour une même alliance*


*** Si différents qu'ils soient, le Britannique et l'Américain sont décidés à poursuivre un partenariat privilégié.

APRÈS le flamboyant Tony Blair, un extraverti marchant à l'affectif qui entretint avec lui une relation de fidélité et de proximité exceptionnelle, George W. Bush aura sans doute un peu de mal à se faire au caractère réservé et ombrageux de l'intellectuel Gordon Brown qui lui rendait visite hier pour la première fois depuis son arrivée à la tête du gouvernement britannique. Blair aimait prendre la lumière des médias et savait, comme Bush, en jouer. Gordon Brown est un bloc de réserve et de timidité, qui pèse ses mots et semble détester l'à-peu-près.

« Après les paillettes des Blair, voici l'austère M. Brown », résumait hier The Times. La solidité du lien anglo-américain devrait toutefois résister sans peine à ce choc de personnalités contraires. « La relation entre nos deux pays est tellement forte que la discussion sur la spécificité des relations personnelles ne me paraît pas terriblement pertinente », notait hier Gordon Johdroe, porte-parole pour la sécurité nationale du président Bush. Ce dernier a décrit son interlocuteur « comme un homme de principe, qui veut vraiment réaliser quelque chose ».

Pour leur première prise de contact, les deux hommes se sont retrouvés pour un dîner et une journée de travail dans la résidence présidentielle de Camp David, lieu mythique qui fut le témoin de nombreuses pages de l'histoire diplomatique du XXe siècle. Ils ont abordé plusieurs dossiers difficiles dont l'Irak, l'Afghanistan, le nucléaire iranien, le Kosovo et le Darfour, sujet sur lequel Brown voudrait tenter une initiative avec la France. Ils se sont mis d'accord pour durcir les sanctions vis-à-vis de l'Iran. Mais ils auront surtout tenté de mieux cerner leurs attentes et intentions respectives.

Empêtré en Irak et de plus en plus contesté à l'intérieur comme à l'extérieur de son pays, à un an de la fin de son deuxième mandat, George W. Bush a plus que jamais besoin de la fidélité du partenaire britannique pour durer et empêcher l'aventure irakienne de finir en déroute.

Tout auréolé de son image de fonceur sobre et efficace - une réputation qu'il a acquise ces dernières semaines lors de sa gestion de la menace terroriste islamiste et des catastrophiques inondations qui ont submergé l'Angleterre -, Gordon Brown cherche, lui, à ne pas compromettre l'excellence traditionnelle de la relation anglo-américaine, tout en se démarquant d'un président des États-Unis en perte de vitesse. Il lui faut se poser en allié privilégié de l'oncle d'Amérique, sans apparaître aligné. Notamment sur la question de l'Irak, s'il ne veut pas hériter du sobriquet dont la cruelle presse britannique affubla son prédécesseur, en le taxant de « caniche de Bush ».

Frères siamois

Depuis quelques semaines, les signes de prise de distance vis-à-vis de Washington se sont multipliés à Londres. À peine promu secrétaire d'État au Foreign Office, Mark Malloch Brown, ancien patron du Pnud qui s'était distingué par ses critiques acerbes contre l'intervention en Irak et les néoconservateurs américains, estimait que « les États-Unis et la Grande-Bretagne ne doivent pas être des frères siamois attachés par la hanche ». Tout récemment, le ministre du Commerce, Douglas Alexander, un fidèle de Brown, déclarait que la force « ne peut se résumer à la puissance militaire ». Ces déclarations se sont accompagnées de ballons d'essai sur un éventuel changement de politique en Irak. Dimanche, le Sunday Times rapportait que le conseiller diplomatique de Gordon Brown, Simon McDonald, dépêché aux États-Unis pour préparer la visite, s'était enquis des conséquences que pourrait avoir un éventuel retrait britannique. Ces informations ont été démenties par les conseillers du nouveau premier ministre.

Hier, en conférence de presse, celui-ci est resté prudent, affirmant qu'« il y avait des missions à déléguer et des responsabilités à garder en Irak » tant que l'armée irakienne ne serait pas en mesure d'assurer elle-même la sécurité. Gordon Brown « comprend les enjeux de la lutte » en Irak, il comprend qu'« un échec serait un désastre pour la sécurité de nos deux pays », a confirmé le président Bush.

Nul ne prévoit donc de changement spectaculaire, dans une relation bilatérale remarquablement stable. Comme tout Britannique qui se respecte, Gordon Brown est un atlantiste assumé, qui n'a jamais caché son admiration pour le dynamisme de la société américaine. Le matin même, dans une tribune ouverte publiée par le Washington Post, il reprenait à son compte l'idée churchillienne d'« un héritage conjoint » de l'Amérique et de la Grande-Bretagne, parlant d'« un partenariat transatlantique ancré dans des idéaux partagés ». « L'Amérique, soulignait Brown, a montré par la résilience et le courage de son peuple après le 11 Septembre que si les immeubles peuvent être détruits, les valeurs elles, sont indestructibles. »

LAURE MANDEVILLE.
Le Figaro
Publié le 31 juillet

*Photo :Gordon Brown (à gauche) a assuré que "le Royaume-Uni et les Etats-Unis travaillent ensemble dans un partenariat qui va se renforcer dans les années à venir".
Dharapak/AP.

Monday, July 30, 2007

*Conférence de presse conjointe de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, et de M. Gordon BROWN, Premier ministre du Royaume-Uni. *

*** Nicolas SARKOZY - Mesdames et Messieurs, je voudrais vous dire le plaisir que j'ai eu à recevoir Gordon BROWN. Gordon BROWN est reçu, ici, en France, en ami. Il est reçu en ami d'abord parce qu'il est le Premier ministre d'une grande nation amie, ensuite parce que c'est un homme avec qui j'ai beaucoup travaillé lorsque j'étais ministre des Finances. Je veux dire aux Français que Gordon BROWN a été l'un des plus brillants ministres des Finances d'Europe. Il est resté dix ans à ses responsabilités et il a conduit l'économie britannique de succès en succès. C'est donc un homme que j'apprécie beaucoup et que je connais bien, que j'ai reçu ce matin. Je veux d'ailleurs le remercier d'être venu si rapidement. Je dois d'ailleurs dire qu'il voulait venir encore plus rapidement et que cela n'a pas été possible par notre faute, car il y avait la rencontre avec Angela MERKEL à Toulouse. Gordon voulait venir au déjeuner mais nous étions déjà à Toulouse et cela n'a pas été possible. Je veux l'en remercier.

Nous avons évoqué avec nos amis Britanniques de nombreux de dossiers. Je les résumerai en quelques mots avant que Gordon lui-même dise ce qu'il en pense, et de répondre à vos questions.

D'abord, nous voulons prendre des initiatives très fortes pour la défense de l'environnement et le respect des équilibres de notre planète. Comme vous le savez, c'est un combat ancien de la part de Gordon BROWN et nous allons demander aux deux ministres des Finances britannique et français de se rendre à la Commission dans les plus brefs délais pour proposer à nos partenaires européens que tous les produits écologiques propres bénéficient d'une TVA à taux réduit. Je prends un exemple : il est quand même anormal qu'une voiture qui pollue coûte moins cher qu'une voiture qui ne pollue pas. C'est une initiative franco-britannique qui nous permet de montrer l'exemple sur un cas concret. Je voudrais également dire que nous allons agir sur la question du Darfour, sur laquelle Gordon est extrêmement engagé, comme la France. Nous allons défendre un même projet de résolution devant la Nations Unies et nous allons demander à nos deux ministres des Affaires étrangères de porter le même message. Ce message est simple : la situation ne peut plus durer, il y a urgence. Des gens meurent et des gens souffrent, il faut que cela cesse. Gordon expliquera le détail de cette résolution. Je voudrais dire que nous sommes même prêts, si la résolution était votée, à nous rendre au Darfour, au Tchad et au Soudan, ensemble.

Nous allons également créer un comité commun qui se réunira tous les trimestres pour échanger des renseignements en matière de lutte contre le terrorisme. Nous voulons renforcer nos méthodes de travail et notre coopération.

Enfin, nous allons travailler sur les questions de défense, dans la perspective du prochain sommet britannique-français qui se tiendra cet automne au Royaume-Uni, avant la fin de l'année 2007.

Vous le voyez, nous avons bien travaillé ensemble. Nous échangeons au téléphone quasiment chaque semaine et je puis vous dire que sur l'ensemble des dossiers évoqués, nous avons une volonté commune de travailler ensemble, d'affermir les liens entre le Royaume-Uni et la France, de prendre des initiatives pour que l'Europe aille de l'avant.


Gordon BROWN - J'aimerais tout d'abord dire que c'est un immense privilège que de venir à Paris si vite après avoir pris mes fonctions de Premier ministre britannique, pour renouer les liens d'amitié avec le Président SARKOZY, pour le féliciter de tout ce qu'il a fait pour la France, pour l'Europe, pour le reste du monde, et pour dire comme lui que les relations entre nos deux pays continueront de s'améliorer dans les années qui viennent. Cela fait 103 ans que l'Entente cordiale a été signée entre la France et la Grande-Bretagne. Je pense que nous entrons dans un deuxième siècle de coopération sur un grand nombre de questions sur lesquelles nous allons pouvoir faire avancer, non seulement nos pays, mais le monde entier. Nicolas SARKOZY a été un brillant ministre des Finances et j'ai beaucoup aimé travailler avec lui sur une vaste gamme de questions internationales et sur la question du renforcement de la prospérité de nos économies. Il a également été un ministre de l'Intérieur tout à fait brillant et il est maintenant un Président remarquable qui a, je pense, un impact énorme sur tous nos pays par son engagement à relever les grands défis de l'avenir.

Effectivement, nous avons parlé de plusieurs domaines dans lesquels nos pays pourront travailler ensemble plus étroitement pour relever des défis non seulement pour le bien de nos pays mais pour toute notre région et le monde entier.

Tout d'abord, nous avons parlé de questions de terrorisme et de sécurité. Ensemble, nous constituons un groupe de travail pour échanger des informations de façon régulière et pour traiter des causes et des conséquences du terrorisme et des menaces qui pèsent sur la sécurité de nos deux pays. Je pense que c'est là un des grands défis que nous devons relever, pas simplement dans les années mais dans les décennies à venir et je suis convaincu qu'il est effectivement fondamental que nos deux pays mettent en commun leurs expériences et travaillent main dans la main pour combattre ce fléau.

Le deuxième domaine dans lequel notre coopération va être renforcée immédiatement, c'est l'économie et l'environnement. La France a énormément contribué au débat sur le changement climatique. Nous nous réjouissons à l'idée de travailler ensemble pour obtenir un accord mondial sur la réduction des émissions de carbone, qui permette d'atteindre les seuils que nous nous sommes fixés. Aujourd'hui, on a parlé d'une initiative qui envoie un message très fort sur ce que nous pensons de la pollution, sur ce que nous pouvons faire concrètement, tout de suite, pour améliorer la situation environnementale de notre continent. Nous allons chacun envoyé nos ministres des Finances devant la Commission pour expliquer que nous ne pouvons plus attendre. Les consommateurs doivent être encouragés à acheter des produits propres, bons pour l'environnement, qui en tout cas qui ne nuisent pas à l'environnement. Nous avons donc proposé de réduire le taux de TVA sur les produits propres, qu'il s'agisse de réfrigérateurs ou d'autres produits qui pourraient être moins nocifs pour l'environnement. Nous espérons que cette initiative pourra être soutenue par tous les autres pays européens. Nous allons présenter cette initiative à la fois à la Commission et au Conseil des Ministres européen. Je suis convaincu qu'à l'avenir, la contribution de la science, des investissements plus lourds, plus importants, les échanges en matière de carbone et d'émissions et de permis seront autant d'initiatives qui nous permettront de faire avancer le débat sur la protection de l'environnement.

Le troisième domaine dans lequel la France a déjà pris le pas, c'est le drame humanitaire au Darfour. 2 millions de personnes ont été déplacées, 4 millions de personnes souffrent de la menace de la famine et dépendent entièrement de l'aide alimentaire. 200.000 personnes ont péri d'ores et déjà dans ce pays déchiré par le conflit, par la guerre, et où la guerre est endémique en quelque sorte. Les générations futures nous poseront des questions, nous serons redevables. Nous serons responsables devant les générations futures et nous devrons répondre à la question de savoir pourquoi nous n'avons pas agi et si nous avons tout fait pour résoudre les problèmes qui persistent dans cette région. Je soutiens les initiatives prises par le Président SARKOZY et nous pensons qu'en travaillant ensemble, main dans la main, nous pourrons d'abord obtenir une résolution des Nations unies qui permettra à la force hybride de l'Union africaine et des Nations unies d'arriver rapidement dans la région. Nous pensons que cette résolution doit être adoptée rapidement et c'est la raison pour laquelle nous allons envoyer nos deux ministres des Affaires étrangères à New York, dès que possible, pour dire l'importance que nous attachons à cette résolution et à un cessez-le-feu. S'agissant du cessez-le-feu, nous allons nous y attacher dès maintenant. Nous sommes prêts, d'ailleurs, à y mettre des sommes considérables sous forme d'aides économiques, dès qu'un cessez-le-feu nous permettra effectivement de redévelopper et de reconstruire la région. Nous serons fermes. Nous dirons que s'il n'y a pas de progrès réels et tangibles, il sera nécessaire de durcir un certain nombre de sanctions pour amener les autorités du pays à agir. Comme l'a dit le Président SARKOZY, une fois que les Nations Unies auront adopté la résolution, nous serons prêts à nous rendre personnellement au Darfour pour nous assurer que le processus de paix avance, pour dire que nous contribuerons à la reconstruction économique, et pour faire comprendre au gouvernement que la communauté internationale attend une action pour protéger les vies humaines et pour reconstruire le pays. Il s'agit effectivement de l'un des grands drames humanitaires de notre génération. Au moment même où nous parlons ici, dans cette salle, le drame se poursuit. Il est important que nous agissions. Nous pensons travailler avec d'autres pays au sein de l'Union européenne, avec les Etats Unis et la Chine également. Nous devons agir d'urgence.

Le Président SARKOZY et moi-même, comme vous l'aurez compris, avons beaucoup en commun et partageons les mêmes vues sur ce qu'il faut faire pour relever les grands défis de notre temps. Nous allons travailler ensemble pour renforcer nos économies. Nous allons coopérer dans la lutte contre le terrorisme et nous allons travailler ensemble pour voir si nous pouvons enfin créer un monde plus prospère, plus sûr, un monde de paix. Nous comprenons que la France et la Grande-Bretagne ont un vrai devoir envers le reste du reste. C'est un privilège que d'être ici avec le Président SARKOZY aujourd'hui.


QUESTION - Monsieur BROWN vous avez dit à Madame MERKEL que vous envisagiez éventuellement l'adoption par la Grande-Bretagne de la monnaie unique. Est-ce que vous y réfléchissez ? Qu'en est-il exactement ?

Gordon BROWN - Nous avons un débat sur la monnaie unique depuis quelques temps déjà. Il y a quelques années, j'ai du faire une recommandation au Parlement britannique pour savoir s'il y allait de notre intérêt de rejoindre la zone euro. A ce moment-là, nous avons décidé que ce n'était pas bon pour l'économie britannique vus les critères de convergence. C'est clair que nous y réfléchissons de façon continue. Je ne peux pas dire qu'il y ait des propositions précises pour adopter la monnaie unique dans un futur immédiat. Je peux dire que notre coopération sur le plan économique et environnemental permet de renforcer les liens entre la Grande-Bretagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Europe. Si nous pouvons effectivement prendre des mesures qui renforcent et qui rendent plus prospères nos économies, si nous pouvons adopter une TVA réduite qui rende plus flexible et plus souple un certain nombre de critères, effectivement nous pourrons y réfléchir. Je pense que la conférence intergouvernementale portera notamment sur la façon de renforcer l'économie européenne pour faire de l'Europe un acteur à part entière sur la scène mondiale. Cela fait partie d'un tout : la réforme du marché intérieur, la façon d'obtenir plus de croissance grâce à une plus grande flexibilité à l'avenir. Sur ce plan là, nous pourrons prospérer et envisager plusieurs possibilités dans les mois à venir.


QUESTION - Ma première question s'adresse au Premier Ministre. Il paraît clair aujourd'hui que personne ne sera condamné dans l'affaire du financement des partis politiques britanniques (cash for honours inquiry). J'aimerais avoir votre réaction sur ce sujet. Pensez-vous qu'il est temps de réformer les modes de financement des partis politiques en Grande-Bretagne ?

Ma seconde question d'adresse au Président SARKOZY. Il apparaît que le Premier ministre Gordon BROWN et vous n'avez pas la même vision de la mondialisation et de la question de la concurrence. Qu'en pensez-vous ?


Gordon BROWN - Je me rappelle très bien du jour où le Président SARKZOY est venu en Grande-Bretagne pour parler de la question de la concurrence et défendre l'intérêt des Français, des entreprises françaises ainsi que des entreprises britanniques. On a parlé, on vous l'a dit, de TVA, d'environnement, de prospérité. Je pense que nous avons énormément de choses en commun. Evidemment, il y a la question des échanges commerciaux et je pense, j'espère surtout, que nous pourrons obtenir un accord au sein de l'OMC qui sera positif pour l'économie mondiale et pour nos économies nationales. Je ne peux pas vraiment répondre à votre question sur les enquêtes en cours, précisément parce qu'elles sont en cours donc il ne m'appartient pas de me prononcer. Je sais que c'est un dossier très sérieux et j'espère qu'après des mois de spéculation, nous pourrons tirer un trait sur cette question. En ce qui concerne le financement des partis, un certain nombre de propositions ont d'ors et déjà été faites et j'espère que nous pourrons avancer rapidement sur cette question dans notre pays.


Nicolas SARKOZY - Je voudrais rassurer nos amis britanniques, je n'ai rien contre la concurrence. Nous sommes d'ailleurs en train de mettre en œuvre des réformes qui permettront à l'économie française d'être plus efficiente et plus moderne. Mais il est vrai que je me suis battu pour que la concurrence reste un moyen et pas une fin. Cela ne remet pas en cause les bienfaits de la concurrence mais je simplement rappeler que le but de l'Europe, c'est le plein emploi, c'est la croissance, c'est la création de richesses. La concurrence est un moyen pour y arriver, de même que les échanges commerciaux. Comme Gordon BROWN, je crois à la mondialisation, je crois au libre-échange. Mais, Madame, je vais vous dire les choses très simplement : je crois aux échanges commerciaux loyaux, pas déloyaux. Je crois à la concurrence équitable, pas injuste. L'Europe ne peut pas être la seule partie du monde qui joue le jeu face à d'autres parties du monde qui adoptent d'autres règles. Je prends des exemples. Nous voulons, avec Gordon, respecter l'équilibre de la planète. Nous demandons donc que toutes les parties du monde respectent les équilibres de la planète. Nous voulons ouvrir nos marchés, donc nous demandons que toutes les parties du monde ouvrent leurs marchés. La concurrence, oui, mais une concurrence loyale. L'ouverture, oui, mais sur la base de la réciprocité. Je suis partisan d'un discours européen fort en la matière.


QUESTION - Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Président, avez-vous évoqué la construction en commun d'un porte-avions ?


Nicolas SARKOZY - Naturellement, nous avons parlé de questions de défense ensemble. Nous en avons parlé dans la perspective du prochain sommet franco-britannique qui aura lieu en Angleterre. Nous avons besoin de travailler tranquillement, dans la discrétion, pour aboutir à un certain nombre de résultats. Je dois moi-même revoir l'ensemble des programmes de la défense française pour rendre un certain nombre d'arbitrage. Notre volonté de travailler avec les Anglais est totale et la crédibilité de la défense européenne repose sur la collaboration entre le Royaume Uni et la France. Donc, nous en avons parlé et nous travaillons très bien ensemble. Il y a des perspectives. Nous avons un calendrier mais je crois que, pour l'instant, moins on en dit et plus on a de chances de progresser dans les semaines qui viennent.


Gordon BROWN - La question des marchés publics en France est entièrement entre les mains des autorités françaises. Si une commande est passée, c'est leur décision souveraine. Nous nous réjouirions d'une décision qui irait dans ce sens, mais c'est une décision qui revient aux autorités françaises. Si, effectivement, nous pouvions avoir un projet commun et conjoint, nous serions ravis.


Nicolas SARKOZY - Nous avons des ambitions communes. Il y a même une idée sur la table qui est excellente, vous l'avez citée, le porte-avions. Je dois simplement conduire une réforme du Ministère de la Défense avec Hervé MORIN, et procéder à des choix budgétaires. Avec Gordon BROWN, nous avons convenu que nous pourrions faire des annonces au moment du Conseil franco britannique.


QUESTION - Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, l'environnement, le Darfour et l'économie : tous ces grands sujets dont vous venez de parler sont liés avec la Chine. Que pensez-vous faire avec la Chine pour résoudre tous ces problèmes ? Que pensez-vous des relations actuelles entre la Chine et la France, et entre la Chine et la Grande Bretagne ? Par ailleurs, pouvez-vous nous dire quelques mots sur la relation avec la Russie ?


Gordon BROWN - Vous savez que nous avons dû prendre des décisions difficiles s'agissant du cas LITVINENKO. Nous n'admettons pas une situation où on assassine un citoyen britannique sur le sol britannique. Notre magistrature a identifié une personne que nous souhaitons traduire en justice et nous ne pouvons pas le faire parce que les autorités russes refusent pour l'instant de l'extrader vers la Grande Bretagne. C'est la raison pour laquelle nous avons pris les décisions que nous avons prises, les mesures que nous avons prises, qui visent principalement à protéger nos citoyens et à faire en sorte de rétablir l'ordre public dans nos rues.

S'agissant de la Chine, nous avons d'excellentes relations avec les autorités chinoises et avec la Chine. Nous avons d'ailleurs eu une conversation avec les dirigeants chinois sur un certain nombre de questions, discussions qui furent fort utiles. Sur le Soudan, lorsque vous avez 2 millions de personnes déplacées, 4 millions de personnes qui vont peut-être mourir de faim si nous ne leur mettons pas une aide alimentaire à disposition, je pense qu'il est urgent que nous agissions tous. J'espère que la Chine, l'Union Européenne, les Etats-Unis et d'autres pays travailleront ensemble pour reconnaître qu'il y a urgence à agir vite. Nous sommes venus ici pour discuter de bon nombre de questions. Vous savez, quand une catastrophe humanitaire se produit sous nos yeux, et quand on peut même calculer le nombre de gens qui risquent de mourir jour après jour, nous avons le devoir d'agir. J'espère que nous allons avoir une résolution des Nations Unies, qui sera soutenue par la Chine, par les Etats-Unis et par tous les autres les mêmes membres du Conseil de Sécurité. Effectivement, nous allons mettre la pression nécessaire sur les autorités soudanaises pour qu'elles agissent. Nous sommes prêts à mettre à disposition une aide économique pour permettre aux gens qui ont tant souffert de reconstruire leur pays. Cette aide sera mise à disposition par plusieurs pays, mais nous ne pouvons pas rester les bras ballants et simplement regarder ce drame sans agir. Je pense que le fait que Monsieur KOUCHNER se soit déjà rendu aux Darfour, comme notre propre Ministre britannique du Développement International, montre à quel point nous prenons cette situation au sérieux. Nous allons envoyer nos Ministres des Affaires Etrangères à New York de façon à ce que cette résolution puisse être adoptée le plus rapidement possible. Comme l'a dit le Président, nous sommes prêts à aller au Darfour nous-mêmes, physiquement, pour faire en sorte que cette souffrance cesse.


Nicolas SARKOZY - Vous savez combien la France a été solidaire de nos amis britanniques. C'est une question de principe, nous avons été solidaires d'eux. Moi, je crois à la solidarité des démocraties lorsqu'il y a un problème de cette nature. On ne pouvait pas faire autrement et je ne regrette pas ce choix de la solidarité.

A propos de la Chine, je veux dire que nous avons besoin de la Chine. Comme l'a dit Gordon, au Darfour, la Chine peut avoir une influence déterminante pour obliger à la paix. Nous voulons travailler avec les chinois. Je veux dire également combien je crois à l'importance des Jeux Olympiques de Pékin. C'est un évènement mondial, et je suis sûr que les chinois auront à cœur d'organiser cet évènement dans les meilleures conditions. Nous avons deux problèmes avec la Chine. Le premier, c'est la valeur du yuan. C'est une question dont je souhaite pouvoir parler avec nos amis chinois, parce que c'est une question importante que la façon dont la parité des monnaies est organisée. Deuxièmement, un empire, un grand pays comme la Chine doit participer au respect des équilibres de la planète. C'est une question essentielle. Il ne s'agit pas de donner des leçons à qui que ce soit, mais qui peut imaginer que la Chine, que l'Inde, que l'Indonésie, que les grands pays émergents soient absents d'une affaire aussi importante que le réchauffement planétaire. Vous savez, si le niveau des eaux monte à cause du réchauffement planétaire, les premiers pays qui auront à faire face à des centaines de milliers de victimes, ce sont ces pays là. Donc nous devons continuer le dialogue avec eux pour faire avancer cette cause. Naturellement, le Royaume Uni et la France ne vont pas résoudre le problème de réchauffement climatique et des équilibres planétaires à eux deux. Peut-être une dernière question ?


QUESTION - Monsieur le Premier ministre, n'avez-vous pas des raisons de penser que les autorités soudanaises recommenceront une fois de plus à tergiverser après être entrées dans le processus ? Un Premier ministre britannique s'est déjà rendu au Soudan, il avait parlé aux autorités soudanaises, pensait avoir un accord, et il ne s'est rien passé au final.


Gordon BROWN - Je pense que nous attachons tellement d'importance à cette question que nous sommes prêts à préparer une vraie stratégie pour l'avenir. Il ne faut se limiter à dire aux autorités soudanaises qu'il faut qu'elles agissent. Nous parlons ici d'une stratégie beaucoup plus complète qui consiste à réussir à faire adopter une résolution des Nations Unies et obtenir un cessez-le-feu sur le terrain. Notre stratégie inclut également une véritable aide économique à la reconstruction du pays pour rétablir l'ordre, la sécurité et la prospérité. Nous sommes tout à fait prêts à envisager des sanctions par le biais des Nations Unies pour nous assurer que les actions que nous demandons aux autorités soudanaises soient effectivement engagées. Il ne s'agit pas simplement d'une demande, d'une requête, c'est un plan d'action qui va être défendu par nos Ministres des Affaires Etrangères aux Nations Unies. Je pense que c'est la première fois qu'on annonce qu'un Premier ministre et un Président se rendront dans la région pour parler concrètement des problèmes qui s'y posent. J'aimerais dire qu'après plusieurs années de conflit, avec un nombre des victimes tout à fait inacceptable et presque 2 millions de personnes déplacées, il est urgent d'agir. Nous ne pouvons plus attendre. Nous ne pouvons attendre plus d'un mois pour que les Nations Unies adoptent cette résolution. Nous n'avons pas ce luxe. Il faut que nous agissions vite pour que la situation s'améliore nettement, et clairement. Voilà le plan d'action dont nous espérons qu'il sera mis en œuvre rapidement et avec la détermination de nos deux pays.


Nicolas SARKOZY - Ce n'est pas parce que ça n'a pas marché qu'on doit renoncer. Ce n'est pas parce que nous y irons que ça marchera forcément, mais j'aimerais que l'on m'explique comment cela marchera si l'on ne s'en occupe pas ? Deuxièmement, les acteurs, même sur place, nous disent de renforcer la pression. J'ai reçu hier le Président tchadien, Monsieur Idriss DEBY, qui m'a dit qu'il fallait renforcer la pression maintenant, pas simplement sur les Etats de la région, mais aussi sur les rebelles qui se trouvent en nombre dans la région. En tout cas, ce que nous disons avec Gordon BROWN, c'est qu'on ne peut pas rester sans rien faire. Il y a des gens qui meurent. Il y a véritablement une catastrophe de grande ampleur humanitaire. Bien sûr que c'est difficile mais, si on ne fait rien, quelle responsabilité prenons-nous ? Et qu'est-ce qu'on attend de nous ? Qu'on reste simplement à regarder les images à la télévision, en disant que c'est dommage ? Non. Nous ne pouvons pas nous résoudre à cette catastrophe. Nous disons qu'il faut que ça bouge, il faut que ça change. Nous voulons le faire en aidant à la reconstruction, en aidant à la constitution d'une force hybride. Comme l'a dit Gordon, s'il y a des gens qui ne veulent pas comprendre qu'on ne peut pas jouer avec des vies humaines, on donnera des sanctions et on prendra des sanctions. Voilà les responsabilités que nous prenons. Nous ne voulons pas gérer les affaires des Africains à leur place. Et nous nous passerions bien d'avoir à nous préoccuper de cette question. Mais en même temps, il faut peut-être qu'il y ait des gens de bonne volonté qui disent que maintenant, ça suffit. C'est ce qu'a fait Bernard KOUCHNER avec mon plein soutien. C'est ce qu'on essaye de faire : mobiliser les énergies jusqu'aux chinois pour obtenir des résultats. On ne peut pas vous garantir le succès, mais on a décidé d'agir.

Palais de l'Élysée, Paris,
le vendredi 20 juillet 2007

*La politique étrangère commune n'est pas à l'ordre du jour en Europe*


*** Martin Winter critique l'individualisme de certains Etats membres, qui fait obstacle à une politique étrangère commune de l'UE.

"L'UE avait autrefois la volonté de travailler aux côtés des très grands, les Etats-Unis et la Russie, afin de rétablir un semblant de paix dans le monde. Toutefois il n'en sera rien tant que l'individualisme sera à l'ordre du jour. Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner affaiblit l'influence de l'Europe au Proche-Orient en faisant faire un volte-face à la politique européenne en Palestine sans l'appui des autres Etats membres ; la Pologne et la République tchèque décrédibilisent la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE en négociant des accords avec les Etats-Unis dans le dos de leurs partenaires européens, en ce qui concerne le projet de bouclier antimissiles. Dans l'affaire du Kosovo, plusieurs pays de l'UE se rangent du côté des Etats-Unis, empêchant les Européens de s'exprimer d'une seule voix et d'avoir ainsi du poids à la table des négociations. Par ailleurs, la proposition unilatérale de la France de créer une union méditerranéenne fait régner la confusion au sein de l'UE comme à l'extérieur."

Süddeutsche Zeitung (Allemagne)

Courrier International

Sunday, July 29, 2007

* L'UMP lance sa fédération numérique : France *

*** En accord avec le Président de la République et sur proposition de Jean-Claude GAUDIN, l’UMP a nommé Thierry SOLERE, Secrétaire National en charge de la Fédération Numérique.

Thierry SOLERE 35 ans, est co-responsable depuis deux ans de la stratégie Internet de l'UMP avec Claude Malhuret, Maire de Vichy. Il est aussi Maire-adjoint de la Ville de Boulogne-Billancourt et Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

La Fédération Numérique a pour ambition de capitaliser sur le succès du site des supporters de Nicolas Sarkozy mis en place pendant la campagne présidentielle. La Fédération Numérique rassemble trois outils qui ont pour but d’informer, d’écouter et de mobiliser. Elle rassemblera une nouvelle génération d’adhérents qui s’engagera et militera mais surtout débattra via Internet.


* La campagne présidentielle a mis en évidence l’importance d’Internet dans le débat démocratique. En la matière, l’UMP n’a pas failli à sa réputation de pionnier avec trois sites qui ont marqué la politique sur Internet. www.sarkozy.fr, www.supportersdesarkozy.com et www.debat-sarkozy.fr ont permis le dialogue et l’organisation de l’action militante que ce soit en ligne ou sur le terrain. Ces initiatives ont montré avec succès toute leur originalité et leur efficacité pendant la campagne.

L’UMP ne pouvait en rester là. Notre mouvement entend bien rester à la pointe de ce média et inventer de nouvelles formes de dialogue et d’action avec vous, que vous soyez adhérent, sympathisant ou simplement intéressé par le débat politique.

C’est dans cette perspective que Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l’UMP, a souhaité créer une «fédération numérique» dont il a confié la présidence à Thierry Solère, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine et maire-adjoint de Boulogne.

« Nous allons mettre en place un outil de mobilisation des adhérents et sympathisants" comparable avec www.supporterdesarkozy.com, créé pour les internautes pro-Sarkozy pendant la campagne présidentielle », a-t-il expliqué. Le site offrira à ses abonnés des synthèses sur l’actualité, des argumentaires, des vidéos « qu'ils pourront rediffuser en utilisant leur propre carnet d'adresses » pour mobiliser autour des propositions de l'UMP.

Cette nouvelle fédération vient compléter la sphère internet déjà existante, composée principalement du site institutionnel de l’UMP et de son blog.

Le site sera créé d’ici quelques semaines.

Friday, July 27, 2007

*À Dakar, Sarkozy prône une immigration régulée*


*** Lors de sa première visite présidentielle en Afrique subsaharienne, le chef de l'État a souligné que la France ne peut pas "accueillir tout le monde".

DEBOUT dans la limousine présidentielle, Nicolas Sarkozy envoie des baisers à la foule massée le long du boulevard de la République. Pour son premier déplacement en Afrique subsaharienne en tant que président de la République, il découvre et apprécie l'accueil « à l'africaine » mélangeant folklore et mobilisation militante. Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, prend son hôte par la main et salue ses partisans, avant d'entrer avec lui dans le palais présidentiel. La sono crache des chants africains. Les femmes et les enfants agitent des drapeaux français et des portraits du président Sarkozy.

Le « comité d'accueil » a fait son travail, sans plus. En 2005, pour Jacques Chirac, la foule était nettement plus nombreuse. Car le discours sans concession de son successeur sur l'« immigration choisie » passe mal dans la capitale sénégalaise. Nicolas Sarkozy n'a pas voulu se dérober à ce sujet, qui a tendu les relations entre Paris et Dakar, avant que Sarkozy et Wade ne signent un accord inédit sur la maîtrise des flux migratoires en septembre 2006.

Interrogé hier par la presse sénégalaise sur un futur nouveau durcissement des conditions d'entrée en France, le chef de l'État s'en est remis aux chiffres pour couper court à la polémique. La France a accepté 83 % des demandes de visa qui lui ont été soumises. « Je ne suis pas sûr que tous les pays du monde en fassent autant. Je vous invite à méditer ces chiffres », a averti Nicolas Sarkozy, manifestement agacé. Il a souligné que près de 10 000 étudiants sénégalais suivent une formation en France. « Ce n'est pas rien. C'est même la première nationalité. Mais à quoi cela servira-t-il de les garder ? L'Europe et la France ne doivent pas piller les élites africaines », a-t-il insisté, justifiant encore son concept d'immigration choisie.

À Dakar, le chef de l'État n'a pas voulu céder un iota sur le terrain de l'immigration, dont il a fait un des thèmes forts de sa campagne présidentielle. « La France n'a pas à rougir de ce qu'elle fait et qu'elle continuera à faire. Mais il faut le dire ici, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. » Fidèle à son tempérament, il a lancé, en forme de critique implicite à son prédécesseur : « Je n'ai pas deux langages. Je ne viens pas en Afrique pour tenir un discours différent qu'à Paris. »

En fin de journée devant les étudiants de l'université Cheikh Anta Diop, le président a remis le sujet sur la table, dans une longue adresse lyrique à la « jeunesse africaine », qui a été accueillie fraîchement. « Je sais l'envie de partir qu'éprouve un si grand nombre d'entre vous, confrontés aux difficultés de l'Afrique. Je sais la tentation de l'exil », a poursuivi le fils d'émigré hongrois.

« Crime contre l'humanité »

Tout en reconnaissant les « souffrances » des jeunes Africains que « rien ne retiendra », Nicolas Sarkozy ne croit pas que les « difficultés de l'Afrique soient la seule raison qui pousse la jeunesse à partir ». Il ajoute, dans un discours moins paternaliste que la tradition française mais inhabituellement peu concret, que la jeunesse africaine « veut conquérir le monde, échapper à la pesanteur des habitudes ». Dans son discours, le président de la République n'élude pas le passé colonial : « Je ne suis pas venu effacer le passé. Je ne suis pas venu nier les fautes, ni les crimes », répétant que la traite négrière est un « crime contre l'humanité ». Sans surprise, il souligne qu'il n'est pas venu parler de « repentance ». Cela ne l'empêche pas de souligner « l'erreur » de la colonisation, les « pillages » et le sentiment de supériorité des Européens. Il n'oublie pas de rappeler les apports de la culture africaine aux arts contemporains universels.

À Dakar, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu « ressasser le passé mais regarder ensemble vers l'avenir ». Il a conclu avec ce message : « La France ne décidera pas à votre place. » Une des rares passages très applaudis, surtout lorsque le président a renchéri : « Voulez-vous que l'argent soit investi au lieu d'être détourné ? Si vous le voulez, alors la France est prête à le faire avec vous. »

De nos envoyés spéciaux à Dakar TANGUY BERTHEMET et BRUNO JEUDY.
Le Figaro
Publié le 27 juillet 2007

*Photo : Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue sénégalais Abdoulaye Wade.

Thursday, July 26, 2007

*Déclaration conjointe des ministres de l'Intérieur du Portugal et de l'Espagne*

*** Déclaration conjointe :

Le ministre de l'Intérieur du Portugal, Rui Pereira, et le ministre de l'Intérieur de l’Espagne, Alfredo Pérez Rubalcaba, se sont rencontrés le 23 juillet 2007, à Lisbonne, conjointement avec les responsables des forces de sécurité, des services des étrangers et des frontières, de la protection civile et des relations internationales.

La réunion a permis d’évaluer la coopération bilatérale entre le Portugal et l’Espagne et de conclure qu’elle se situe à un niveau élevé dans tous les domaines, qu’il s’agisse du contrôle des frontières ou des échanges d’informations pertinentes à la prévention de la criminalité transnationale et du terrorisme, y compris la protection civile.

La présidence portugaise de l’Union européenne a encore été l’objet de débats, un vaste consensus étant manifeste quant aux principales priorités du ministère de l’Intérieur pour ce semestre-ci.

La mise en oeuvre de la proposition portugaise concernant le SISone4ALL a elle aussi été discutée. Les ministres ont souligné avec satisfaction le bon déroulement des travaux inhérents à ce projet, qui permettra de concrétiser da libre circulation des personnes en Europe, permettant aux nouveaux Etats-membres d’avoir accès au Système d'informations Schengen afin d’abolir les contrôles sur les frontières intérieures de l’Union européenne entre décembre 2007 et mars 2008.

Les ministres ont manifesté leur ferme volonté d’approfondir davantage cette coopération. A cet effet, ils ont décidé:

1. D’intensifier l’échange immédiat de toutes les informations pertinentes en matière de criminalité et de terrorisme, à savoir dans la lutte contre ETA, entre les forces et les services de sécurité des deux pays, au titre de leurs compétences respectives et en plus de la coopération judiciaire entre les deux Etats ;

2. De renforcer la coopération entre les deux Etats dans le domaine de l’échange d’informations et du système d’“alerte rapide” relatif au détournement et au dépistage d’armes et d’explosifs et autres susbstances NBQR (nucléaires, biologiques, chimiques et radiologiques) susceptibles de servir à des fins terroristes, et de soutenir son extension à l’ensemble de l’Union européenne ;

3. D’approfondir la coopération bilatérale sur des thèmes comme la sécurité des personnalités, en promouvant la conclusion future d’un protocole au sujet des mutations entre éléments des forces de sécurité des deux pays ;

4. D’améliorer la réponse commune des deux Etats en matière de protection de la nature et de la prévention environnementtale ;

5. De favoriser la réponse concertée des deux Etats en matière d’infractions douanières et fiscales ;

6. D’achever le processus de transformation des postes-frontière mixtes et de les transformer en Centres de coopération policière et douanière, moyennant l’adaptation des installations existantes à Caia, Vilar Formoso et Vila Real de Santo António et la construction du centre à Tuy, selon les termes de l’Accord de coopération transfrontalière en matière policière et douanière conclu lors du XXI Sommet luso-espagnol, qui s’est tenu à Évora en 2005 ;

7. De renforcer la coopération opérationnelle, spécialement sur la zone de frontière, en augmentant les opérations conjointes, surtout dans le cadre des “contrôles mobiles” ;

8. De stimuler le Projet à “fort impact” pour renforcer le contrôle de l’immigration illégale ;

9. D’intensifier la coopération relative à la protection des frontières extérieures, en particulier compte tenu de la situation aux Canaries et en Méditerranée, tant au plan bilatéral que dans le cadre des opérations conjointes du FRONTEX ;

10. De fixer une date pour la signature de l’avenant au Protocole aditionnel sur la coopération technique et l’assistance mutuelle en matière de protection civile en date de 1992, ainsi chaque Etat poura accroître sa possibilité d’intervenir sur le territoire de l’autre, qui passe de 5 à 15 km, en concrétisant le propos précédement évoqué à l’occasion du XXII Sommet luso-espagnol de Badajoz, en 2006 ;

11. D’élargir progressivement cette distance à d’autres situations d’urgence complexes dans le domaine de la protection civile, en particulier les incendies urbains, industriels et les opérations de recherche et de sauvetage ;

12. De promouvoir un échange d’informations accru en matière de sécurité radiologique et d’approfondir l’échange des connaissances dans le domaine de la planification civile de l’urgence.

13. D’approfondir la coopération en matière de protection civile tant au plan bilatéral comme dans le cadre de l’U.ET.

UE

Tuesday, July 24, 2007

*La diplomatie familiale des Sarkozy*


*** En confiant à sa femme la tâche de participer au nom de l'Elysée aux négociations sur la libération des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy a inauguré un style diplomatique inédit, mais spectaculaire.

Lors de son premier voyage, Cécilia s'envolait pour la Libye en tant que "femme et mère" ; mieux, comme "émissaire" de l'Elysée et comme "symbole du souci humanitaire européen" (définition trouvée par le Premier ministre, François Fillon). Dix jours ont passé ; dimanche, la première dame de France est retournée à Tripoli en mission secrète (du moins pendant quelques heures), et son rôle officiel nous échappe encore.

Les opposants socialistes sont furieux et accusent le couple Sarkozy de semer la pagaille ; le Quai d'Orsay s'offusque d'avoir appris ce voyage par les journaux ; les négociateurs européens sont agacés parce que le mérite de la libération revient non pas à eux mais à Cécilia. Or la diplomatie parallèle de madame Sakozy ne s'intéresse qu'au résultat : arracher les infirmières et le médecin d'origine palestinienne à la prison où ils étaient enfermés depuis huit ans.

Ce sera son triomphe médiatique et celui de la blonde Aïcha, une des filles du colonel Kadhafi, qu'elle s'est choisie comme interlocutrice. Comme elle, Aïcha, intrigante et impertinente, supporte mal les liens familiaux mais ne dédaigne pas d'apparaître sur le devant de la scène. Cette jeune femme de 25 ans, qui partage sa vie à Paris entre les études et la vie nocturne et préside en Libye une fondation humanitaire, est le partenaire idéal dans l'opération mise au point par le couple élyséen.

Nicolas Sarkozy a pris la situation en main en téléphonant à Kadhafi et en faisant miroiter l'éventualité de sa venue à Tripoli pour le mercredi 25 juillet. Les Libyens voudraient la pleine normalisation des relations avec les vingt-sept pays de l'Union européenne, afin de finir de parcourir le chemin qui a mené Tripoli du statut d'Etat voyou à celui de siège d'une nouvelle ambassade américaine.

Le soir du 6 mai, dans son premier discours en tant que président de la République élu, Nicolas Sarkozy avait cité parmi ses priorités la libération des infirmières. Depuis lors, il s'est placé au centre d'une affaire qui avait vu divers intervenants, en particulier la Grande-Bretagne (Tony Blair avait fait en mai une visite à Tripoli), le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier et la commissaire européenne pour les Affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner, qui a d'ailleurs rejoint lundi Cécilia Sarkozy à Tripoli. L'Elysée s'est exposé : il a risqué d'assumer seul la responsabilité de l'échec. Un risque qu'il valait la peine de courir, pour voir Cécilia ramener les infirmières à Sofia dans l'avion présidentiel aux couleurs de la France.

Stefano Montefiori
Corriere della Sera
Courrier International
24 juil. 2007

*Photo : Le couple Sarkozy
AFP

Monday, July 23, 2007

*Incertitudes polonaises sur le nouveau traité européen*


*** Les Vingt-Sept devaient ouvrir lundi 23 juillet à Bruxelles la conférence intergouvernementale destinée à parachever le traité dont les grandes lignes ont été adoptées lors du conseil européen de juin. Cette cérémonie ne devait pas durer plus de trente minutes, en présence des ministres des affaires étrangères des Etats membres. Conçue comme une simple formalité, l'ouverture de la CIG doit amorcer un délicat travail juridico-politique consistant à amender les traités existants en fonction du mandat agréé au forceps le 23 juin à Bruxelles.

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La Pologne veut "clarifier" certains aspects du traité
Bien que"généralement satisfaite" de l'accord intervenu fin juin, la ministre des affaires étrangères polonaises, Anna Fotyga, a déclaré, lundi, vouloir en "clarifier" certains aspects. Elle a ajouté que "la Pologne n'avait pas de problème avec le traité", mais qu'elle "aimerait naturellement faire part de [sa] réflexion concernant la compréhension de certaines dispositions" de cet accord, sans toutefois préciser lesquelles. Son homologue français, Bernard Kouchner, s'est quant à lui dit "confiant" sur les discussions à venir qui demanderont "beaucoup de travail à la CIG". – (Avec AFP.)
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Mais la présidence portugaise met la pression sur la Pologne pour tenter de finaliser au plus vite le texte, deux ans après le rejet du traité constitutionnel en France et aux Pays-Bas. L'idée est de clore la CIG par la signature du nouveau traité lors du prochain conseil européen, les 18 et 19 octobre à Lisbonne.

"Nous espérons que tous les Etats membres comprendront que nous avons réussi à obtenir un grand accord", voici un mois, a déclaré vendredi Luis Amado, le ministre portugais des affaires étrangères, à l'issue d'un tête-à-tête avec son homologue français, Bernard Kouchner. "Il faut maintenir cette dynamique d'unité", a-t-il ajouté en guise d'avertissement au gouvernement polonais.

Voici un mois, sous l'égide de la chancelière allemande, Angela Merkel, chefs d'Etat et de gouvernement avaient accouché d'un mandat prenant en compte les principales innovations de la défunte Constitution, tout en multipliant les concessions aux pays les plus sceptiques face à la relance du chantier institutionnel.

De nombreuses dérogations ont été acceptées pour permettre à la Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, voire au Danemark, d'éviter, si possible, un référendum en vue d'une ratification du nouveau texte d'ici à juin 2009. Le premier ministre britannique, Gordon Brown, qui a remplacé Tony Blair dans la foulée du conseil de juin, s'est d'ores et déjà prononcé contre l'organisation d'une consultation populaire. A ce jour, seule l'Irlande est dans l'obligation d'organiser un référendum; d'autres capitales se prononceront au vu du texte final.

"PÉRIODE RAISONNABLE"

Les Polonais, qui contestaient le nouveau système de vote à la double majorité au prétexte qu'il avantage l'Allemagne, ont obtenu d'en reporter l'application pleine et entière jusqu'en 2017. Cependant, à la différence de Londres, Varsovie a soufflé le chaud et le froid depuis le dernier conseil européen. Le gouvernement des frères Kaczynski a traversé une nouvelle crise, avec le limogeage du populiste Andrzej Lepper, ministre de l'agriculture et vice-premier ministre. Dans un contexte de vives tensions avec l'Allemagne, le premier ministre, Jaroslaw Kaczynski lui-même, s'est interrogé sur les modalités d'application du compromis qui permettrait d'atténuer l'impact des nouvelles règles de vote après 2017.

En cas de désaccord sur un projet de directive, ce dispositif prévoit de geler le processus de décision pendant "une période raisonnable", selon le mandat négocié à Bruxelles, alors que les Polonais affirment qu'un accord "verbal" aurait été conclu pour fixer à deux ans la durée de cette suspension. "Je n'ai aucune indication sur le fait que les Polonais veulent prolonger les discussions. Toutes les informations que j'ai, c'est qu'ils veulent s'en tenir au mandat qu'ils ont approuvé il y a trois semaines", affirmait en prélude à la CIG un diplomate portugais. Comme pour se rassurer sur les intentions d'un gouvernement considéré, de l'avis général, comme très imprévisible.

Philippe Ricard

BRUXELLES, BUREAU EUROPEEN

LE MONDE
23.07.07

* PROJET DE TRAITÉ MODIFIANT LE TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE...*


*** PROJET DE TRAITÉ MODIFIANT LE TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE ET LE TRAITÉ INSTITUANT LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE.

*Lien ci-dessus!

Thursday, July 19, 2007

*Déclaration conjointe de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, et de Mme Angela MERKEL, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne*

LE PRESIDENT - Mesdames et Messieurs, je voudrais tout d'abord vous dire combien je suis heureux d'être ici en compagnie de la Chancelière Angela MERKEL, que je veux remercier d'avoir accepté de venir dans les usines AIRBUS. Je voudrais qu'on lui dise merci, parce que c'est une démarche qui n'est pas anodine. Naturellement, si elle le veut, je viendrai en Allemagne dans les mêmes conditions. Je voudrais vous dire que, derrière nous, il y a d'abord les actionnaires de l'entreprise dans laquelle vous travaillez. Nous nous sommes tous mis d'accord, tous les actionnaires, pour doter l'entreprise d'une structure de direction normale, monocéphale, avec un responsable à chaque étage. Airbus et EADS sont des entreprises qui doivent être dirigées comme des entreprises, et pas comme des organisations internationales. Il a fallu se mettre d'accord. Nous avons travaillé depuis dix jours, tous ensemble, d'arrache-pied. Et nous avons travaillé en pensant que nous n'avions pas le droit de nous diviser alors que les emplois de dizaines de milliers de salariés en Allemagne, en France et dans toute l'Europe étaient en jeu. Ensemble, nous venons de signer une nouvelle organisation, une organisation avec un responsable à chaque niveau, comme toutes les entreprises. Dans le cadre de cette organisation, le CEO d'EADS sera Monsieur Louis GALLOIS, que vous connaissez, que vous appréciez. En tout cas, moi, je l'apprécie, et je le remercie d'avoir accepté. Le Président sera un Allemand, Monsieur GRUBE, qui va faire équipe avec Louis GALLOIS. Airbus sera dirigé par Monsieur ENDERS avec Monsieur Fabrice BREGIER en numéro 2. Angela dira ce qu'elle en pense, mais sachez que cela faisait des années qu'on en parlait, et des années que cela ne se faisait pas. Pour y arriver, il fallait que chacun fasse beaucoup d'efforts.

Nous avons prévu l'alternance des nationalités au bout d'un mandat de cinq ans. Le futur chairman d'EADS sera donc un français et ce sera, s'il le souhaite, Arnaud LAGARDERE, que je veux absolument remercier pour son engagement au service de cet accord. Je crois vraiment que l'on peut l'applaudir. J'ajoute que c'est désormais Arnaud LAGARDERE ou un de ses collaborateurs qui présidera l'organisme qui porte les actions de l'Etat français et de LAGARDERE.

J'ajoute que l'Etat français fera ce qu'il faut pour vous aider dans la recherche. C'est un grand jour pour cette entreprise, c'est une grande décision qui a été prise, c'est un grand jour pour l'axe franco-allemand. Je puis vous dire une chose : nous avions pris des engagements - c'est peut être la cinquième ou sixième fois que je viens dans cette usine - et ces engagements, nous les avons tenus et nous les tiendrons dans la compétition mondiale contre BOEING. Vous pouvez compter sur l'engagement total des actionnaires de vos entreprises. Merci.

Mme Angela MERKEL - Cher Nicolas, chers salariés, je suis, en cet instant, très émue d'être ici, à Toulouse. Lorsqu'il est venu me voir le jour même de son investiture, Nicolas SARKOZY m'a dit : "Ne faisons pas une rencontre uniquement dans le joli cadre d'une préfecture, mais venons donc dans une usine ". J'ai été touchée de rencontrer tant de salariés français et allemands aujourd'hui et cela montre à quel point l'amitié franco-allemande est réellement vécue à Toulouse, et pas seulement de façon théorique.

Je crois que ce que nous vous annonçons aujourd'hui est d'important. Cette entreprise se voit dotée d'une structure de gouvernance plus efficace, juste, équilibrée, et qui fait sens économiquement parlant. Nous avons durement travaillé pour y arriver, pour vous l'annoncer aujourd'hui.

Je voudrais dire, en mon nom et au nom de Daimler Chrysler, que du côté allemand, nous sommes très satisfaits. Nous avons assuré l'équilibre. Nous avons pu traduire dans les faits une idée que Daimler a déjà depuis assez longtemps, à savoir une structure de gouvernance monocéphale. Et nous avons réussi à ce que les choses soient organisées de telle façon que les personnes vont parfaitement s'entendre, vont pouvoir s'impliquer pleinement dans le travail. Ce qui montre également la justice du dispositif est le fait que nous annonçons d'ores et déjà l'alternance, car les deux parties peuvent très bien accepter l'autre formule.

Voilà ma vision de l'amitié et de la coopération franco allemande. Voilà pourquoi c'est une grande journée pour EADS, une grande journée pour Airbus, et c'est aussi une reconnaissance de votre travail, vous qui fabriquez les avions les plus modernes. Nous espérons que vous allez continuer à rattraper les retards de l'Airbus A380. Ce sera un grand moment lorsqu'on verra le premier A380 s'envoler pour Singapour à la fin de l'année. Ensuite vous continuerez avec l'A 350.

Lorsque je vois tous ces jeunes, ces jeunes filles, ces jeunes gens, je crois que c'est une très bonne solution que nous avons trouvée pour l'avenir de EADS et d'Airbus. Je suis, quant à moi, sûr que la coopération entre nos pays, dans ce projet européen sans équivalent, aura un rayonnement vers les autres pays d'Europe. On vient de voir quels étaient les différents pays qui participaient aux pièces de ces avions. Et je voudrais m'adresser au Président, Monsieur GRUBE, au CEO, Monsieur GALLOIS, au numéro un d'Airbus, Monsieur ENDERS qui sera davantage à Toulouse - sa vie va un peu changer - à Monsieur BREGIER, pour leur dire tous mes vœux de succès et de bonne coopération avec les actionnaires, avec les responsables, mais surtout avec chacune et chacun d'entre vous.
Merci à tous.

LE PRESIDENT - Je pense qu'on peut également saluer le Ministre des Affaires étrangères allemand, Monsieur Frank-Walter Steinmeier, qui est ici, le Ministre des Affaires étrangères français, Monsieur Bernard KOUCHNER, et la Ministre de l'Economie et des Finances, Madame Christine LAGARDE.

MME ANGELA MERKEL - Nicolas vient de dire qu'il souhaitait porter ce tee-shirt quand il fait son jogging. Moi, je le porterai lorsque je travaillerai dans mon jardin, et je penserai à Airbus.

Toulouse, le lundi 16 juillet 2007

Présidence de la République

*Tensions entre Londres et Moscou*


*** Le Royaume-Uni a expulsé quatre diplomates russes lundi 16 juillet. Cette expulsion fait suite au refus russe d'extrader Andreï Lougovoï, principal suspect dans le meurtre d'Alexandre Litvinenko, un ex-agent russe assassiné à Londres en novembre dernier.


Allemagne - die tageszeitung
Pour Ralf Sotscheck, l'expulsion des diplomates russes par le Royaume-Uni est une 'diplomatie de façade'. "Gordon Brown et son ministre des Affaires étrangères David Miliband doivent lancer un feu d'artifice d'initiatives au cours des cent premiers jours de leur mandat, pour bien marquer la rupture avec l'ère Blair. Mais l'expulsion des diplomates est un instrument dépassé. Comme l'a laissé entendre la Russie, la solution aurait été d'échanger Andreï Lougovoï contre le dissident russe Boris Berezovski, accusé de blanchiment d'argent, qui souhaite ardemment renverser le gouvernement russe. Les Britanniques refusent, avançant que Boris Berezovski ne bénéficierait pas d'un procès équitable à Moscou. Mais le Royaume-Uni lui réserve-t-il vraiment un procès équitable ? Car après tout, la récente histoire britannique regorge d'erreurs judiciaires."
(18.07.2007)

France - Le Figaro
Pour Pierre Rousselin, "l'évolution est inquiétante. Il ne faudrait pas en exagérer la portée, en se référant constamment à la guerre froide, période très différente d'aujourd'hui. Il ne faudrait pas non plus se voiler la face, comme ce fut le cas lors du dernier sommet à Kennebunkport [le 1er juillet], aux États-Unis, où, entre deux parties de pêche, George W. Bush et Vladimir Poutine ont voulu montrer que leurs relations étaient encore excellentes. (...) La vérité n'est ni dans cet optimisme officiel devenu sans objet ni dans un alarmisme excessif. La Russie n'est plus le partenaire auquel on avait pu rêver. Elle n'est pas, non plus, l'ennemie qu'elle était pendant la guerre froide. Pour éviter qu'elle ne le redevienne, il faudrait remettre notre discours sur la Russie en accord avec la réalité, et, surtout, arrêter toute escalade irrémédiable."
(18.07.2007)

Royaume-Uni - The Daily Telegraph
L'écrivain Alex Goldfrab, qui connaissait personnellement Litvinenko, estime que la façon dont Moscou gère cette affaire s'apparente à de la folie. "Bien qu'ils aient pratiquement été pris avec du sang sur les mains en train de commettre un acte de terrorisme nucléaire dans la capitale d'un de leurs alliés, les Russes ont choisi la confrontation. (...) La découverte, par des enquêteurs britanniques, de polonium 210 comme l'arme du crime a été un incident inattendu dans ce qui aurait été sinon un meurtre parfait. Et le Kremlin reste ferme. A ses yeux, le moindre signe de faiblesse mettrait en péril le pays et son système de pouvoir. (...) Dans ces conditions, le Royaume-Uni doit rester ferme et durcir son discours. Laisser le suspect s'en sortir serait perçu comme une faiblesse qui enhardirait le pseudo-Staline qui succédera à Poutine. Londres ne peut pas agir seul. Une action commune de l'Occident est nécessaire pour avoir un impact."
(18.07.2007)

Autriche - Der Standard
Pour Christoph Prantner, aucun Etat ne devrait tolérer que le crime demeure impuni sur son territoire. "Cela vaut pour le Royaume-Uni et cela aurait également valu pour les Russes si le lieu du crime avait été Moscou et non Londres, et si la victime avait été un dissident du régime britannique. Au Royaume-Uni, les principes de l'Etat de droit et de l'équité judiciaire seront très certainement respectés. C'est moins sûr dans la Russie de Poutine. C'est pourquoi il est grand temps que l'UE cesse d'observer le conflit pour commencer à agir. L'affaire Litvinenko fait partie des cas dans lesquels il n'est plus question d'affaires ou d'intérêts, mais de principes. Même si les Britanniques mettent souvent des bâtons dans les roues de l'UE, ils ont mérité son soutien."
(18.07.2007)

Eurotopics

Tuesday, July 17, 2007

*Pression fiscale au sein de l'Union européenne*

***L'évolution à la hausse de la charge fiscale globale dans l'UE.

Communiqué de presse Eurostat, STAT/07/89, 26 juin 2007.

Chaque année, l'Office statistique des Communautés européennes et la Direction générale Fiscalité et Union douanière de la Commission (Eurostat) publient un document présentant un ensemble d'indicateurs fiscaux. Ces indicateurs permettent notamment de chiffrer la pression fiscale dans l'Union européenne (UE) et de comparer les systèmes fiscaux de ses pays membres.

Dans ce document publié en 2007, l'Office statistique de la Commission indique que la charge fiscale globale - c'est-à-dire le montant total des impôts et cotisations sociales - dans l'Union européenne (UE) a augmenté en 2005 pour la première fois depuis 6 ans. Elle représentait 39,6 % de la richesse produite (PIB) en 2005.
Remarque : les recettes fiscales des pays membres de la zone euro sont plus élevées et atteignaient 39,9 % du PIB en 2005.
Selon la Commission européenne, la charge fiscale de l'UE demeure élevée par rapport au reste du monde. En effet, le taux d'imposition de l'UE dépassait en moyenne de 13 points celui des États-Unis et du Japon.

Mais, la Commission observe des disparités notables au sein de l'EU, la charge fiscale variant de façon significative d'un État membre à l'autre. Celle-ci allant, en 2005, de moins de 30 % en Roumanie (28,0 %) et en Lituanie (28,9 %), en passant par 44 % en France, à plus de 50 % en Suède (51,3 %) et au Danemark (50,3 %).

Toujours en 2005, Eurostat souligne par ailleurs que l'imposition du travail, a représenté près de la moitié du total des recettes des pays membres de l'Union, elle est restée globalement stable à un niveau élevé. Quant à l'imposition du capital, elle a représenté environ 22 % du total des recettes alors que les taxes sur la consommation ont représenté 28 % de ce total, et ont globalement augmenté.
À noter : la France se place parmi les pays affichant une pression fiscale relativement élevée. Elle se situe respectivement en quatrième et deuxième position pour le poids de sa fiscalité sur le travail et le capital.
En s'intéressant aux taux de l'impôt sur le revenu des personnes et de l'impôt des sociétés, de fortes disparités apparaissent. Les taux d'imposition sur le revenu des personnes allant de 59 % pour le Danemark à 16 % pour la Roumanie. Le taux de la France, relativement élevé, est de 40 %.

Quant à l'impôt des sociétés, les taux les plus élevés sont enregistrés en Allemagne (38,7 %), en Italie (37,3 %) et en France (34,4 %) et les plus faibles en Bulgarie et à Chypre (10,0 % chacun), en Irlande (12,5 %) et en Lettonie (15,0 %).

Ces dernières années, les taux ont affiché une tendance à la baisse dans l'ensemble de l'UE, en particulier pour l'impôt des sociétés, mais également pour l'impôt sur le revenu des personnes. En moyenne, les nouveaux États membres présentent des taux nettement plus faibles.

Plus anecdotique, mais néanmoins intéressant, la Commission révèle qu'en dépit de l'intérêt affiché par le grand public pour les questions environnementales, les recettes des taxes environnementales connaissent une baisse depuis 6 ans, et le plus faible taux de collecte depuis 10 ans.


par Delphine Gourbeyre

TPE-PME

*Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de la reception à l'Hôtel de Brienne.*


Hôtel de Brienne, Paris, le vendredi 13 Juillet 2007

Je suis heureux de me retrouver, ce soir, parmi vous.

Après ma visite à Landivisiau et à l'île Longue ce matin, c'est une journée entière que j'aurai passée avec nos forces armées. C'est bien sûr, dans mon esprit, la marque du lien direct qui unit le Président de la République, Chef des armées, avec toutes celles et tous ceux qui ont la difficile mission de veiller sur nos intérêts et sur la sécurité de nos concitoyens.

C'est pour cela que je tenais à vous rencontrer la veille de notre fête nationale. Le 14 juillet, lors du traditionnel défilé, c'est la Nation tout entière qui vous rend hommage. Elle salue le courage, elle salue la loyauté, elle salue le dévouement et l'esprit de sacrifice de celles et de ceux qui ont choisi de servir sa défense, ses intérêts et ses valeurs à travers le monde. C'est la raison pour laquelle, au nom de la République, j'honorerai certains d'entre vous dans quelques instants.

Cette année, j'ai tenu à ce que cette fête nationale soit aussi celle de l'Europe. Demain, ce sont les 26 drapeaux de nos partenaires européens qui défileront aux côtés de nos armées J'en remercie d'ailleurs, cher Hervé, cher Alain, tout spécialement les ministres de la Défense qui sont parmi nous ce soir et je leur adresse un salut très amical. C'est l'image d'une Europe qui repart d'un même pas. Une Europe résolue à se remettre en mouvement après deux années d'immobilisme. Une Europe vigilante, qui n'oublie pas l'impératif de protection dans un monde plus instable et moins prévisible. Une Europe prête à assumer ses responsabilités et au sein de laquelle la France a bien l'intention de tenir son rang. Les bases d'une défense européenne existent. Il faut les faire grandir, en quittant le terrain des mots pour celui de l'action :

Demain davantage qu'aujourd'hui, je souhaite que l'Europe soit capable d'assurer sa sécurité de façon plus autonome.

Si la France pèse aujourd'hui sur la scène internationale, il lui faut un outil de défense adapté et à la hauteur de ses ambitions. C'est aussi là l'intérêt fondamental de l'Europe et de nos partenaires.

Aujourd'hui, plus que jamais, - et vous le savez mieux que personne - c'est sur le terrain que se gagne ou se perd le combat. C'est sur le terrain qu'une nation affirme son influence, qu'elle pèse dans une coalition au travers des forces qu'elle est capable d'engager.

Cet engagement sur le terrain est pour vous de plus en plus difficile et de plus en plus dangereux. L'Afghanistan, le Proche-orient : Je sais la somme de courage et d'abnégation que requiert l'accomplissement de vos missions dans un tel contexte. Je sais ce que cela signifie pour vos familles, que je veux saluer particulièrement, dont j'imagine qu'elles sont souvent confrontées à l'absence et parfois à l'angoisse. Je sais aussi, hélas, le lourd tribut payé par certains de vos compagnons d'armes, tribut qui peut aller jusqu'au sacrifice ultime. Mes pensées émues vont vers eux et leurs proches. Je veux leur témoigner la reconnaissance imprescriptible de la Nation tout entière.

Dès les premiers jours de ma présidence, j'ai parlé directement aux commandants des forces en opération, avec Hervé MORIN. Pour moi la règle est simple : chaque soldat français engagé en opération le sera de manière utile, au service d'une cause légitime, pour mettre en œuvre une politique lisible et sera jugée sur des résultats concrets.

C'est dans cet esprit que j'ai appelé, avec Bernard KOUCHNER, à la mobilisation de la communauté internationale sur le Darfour. Car chaque jour, le silence y tue et on ne peut accepter qu'on n'y fasse rien. Nous avons relancé, ici, à Paris, le processus. Du côté tchadien, nous n'avons pas attendu pour agir. La rapidité et l'efficacité avec laquelle vous avez mis en œuvre le pont aérien méritent d'être saluées.

Mais soyons francs, nos armées aujourd'hui ne disposent pas toujours des équipements dont elles ont besoin. Les causes en sont multiples, les responsabilités aussi. Il s'agit maintenant de construire l'avenir. Il s'agit de construire l'armée de nos besoins, pas celle de nos habitudes. Je m'y emploierai, car c'est ma responsabilité de chef des armées.

C'est pourquoi j'ai souhaité la rédaction d'un nouveau livre blanc qui sera régulièrement actualisé. Qui peut croire aujourd'hui qu'une vérité d'il y a quinze ans soit encore totalement pertinente ? Qui peut croire qu'une vérité d'aujourd'hui le sera encore dans quinze ans ? Le monde bouge, nous devons en tenir compte. La faculté de nos armées à s'adapter et à anticiper son évolution est la clé de votre efficacité et de votre crédibilité.

C'est dans cette perspective que se poursuivra la consolidation de notre effort de défense. Cette consolidation ne se réduit pas à une question de moyens. Elle exige des réformes de fond dans l'organisation et la gestion de notre outil de défense. Je demanderai au ministre de la Défense de les conduire.

Il y a des pistes simples, que nous devons explorer sans tarder car nous n'avons pas de temps à perdre. Nous avons fait l'Europe mais, sur notre continent, au moment où je parle, il n'y a rien moins que 3 programmes d'avions de combat, 6 programmes de sous-marins, 8 programmes de blindés··· Ne nous plaignons pas que nos concitoyens doutent de l'Europe, si on leur parle d'Europe de la défense et que l'on est capable d'aligner 8 programmes différents de blindés.

Dans le domaine des équipements, il nous faut une remise à plat de nos programmes. Je l'ai annoncée, nous la ferons.

Dans le sillage de la rédaction du Livre blanc, nous préparerons une nouvelle Loi de Programmation Militaire. Elle traduira en termes de capacités, d'équipements et d'effectifs, les conclusions politiques que nous tirerons du Livre blanc.

Pour ce vaste chantier, je sais pouvoir compter sur votre loyauté, sur le sens de l'intérêt général de vos chefs et sur votre dévouement. J'ai la responsabilité d'être chef des armées et je l'assumerai. Vous aurez les moyens de vos missions, mais nous avons un devoir vis à vis de nos concitoyens : s'assurer que chaque euro investi est utilisé de la meilleure façon.

Mesdames et messieurs, je vous demande de constater une information très importante : la baraka faisant partie de la bonne gestion, il pleut depuis un mois et demi sur Paris, et cela s'arrête le 13 juillet : c'est de bonne augure pour le 14 !

Bon défilé et bonne fête à tous !

Présidence de la République

Wednesday, July 11, 2007

*Des bouées sous-marines qui produisent de l'énergie *


*** Une société écossaise a inventé un nouveau type de générateur capable de convertir le mouvement des vagues en électricité. Contrairement aux systèmes existants, il est totalement immergé dans l'eau et n'est donc pas sensible aux conditions météorologiques à la surface.

Elles font penser à des mines sous-marines, mais leur fonction est beaucoup moins sinistre : ces bouées immergées à 50 mètres de la surface sont capables de récupérer l'énergie produite par les vagues. Elles ont été mises au point en Ecosse par l'entreprise AWS Ocean Energy, qui va ancrer cinq prototypes sur un site d'essai situé au large des côtes du pays l'année prochaine.

L'énergie houlomotrice n'est pas une nouveauté. Il existe plusieurs types de convertisseurs d'énergie des vagues, dont le plus connu est sans doute le Pelamis, un dispositif flottant qui ondule comme un serpent à la surface de l'océan. Ses cylindres joints par des charnières captent l'énergie de la houle en montant et descendant au gré des vagues. Mais le problème des systèmes de surface comme celui-ci, c'est qu'ils sont très vulnérables aux fortes tempêtes.

Le convertisseur d'AWS, en revanche, est fabriqué avec les mêmes matériaux que l'on utilise pour les parties sous-marines des plates-formes pétrolières et baigne dans le calme des eaux profondes. Il capte l'énergie des vagues à distance, à partir des variations de pression qu'elles provoquent en modifiant la hauteur d'une colonne d'eau. Les bouées sont remplies d'un gaz compressible qui permet à leur moitié supérieure de se déplacer selon un axe vertical. Lorsqu'une vague passe en surface, l'augmentation de la masse d'eau accroît la pression de la colonne d'eau, et la partie supérieure du système est poussée vers le bas. Entre deux vagues, la colonne d'eau étant moins haute et la pression plus basse, cette partie remonte. Ce mouvement de pompe est transformé en électricité, qui est ensuite transférée dans le réseau national terrestre.

"Une ville de 55 000 habitants aurait besoin de 100 bouées ancrées sur un demi-kilomètre carré de sol marin pour subvenir à ses besoins en énergie", explique Simon Grey, directeur d'AWS. Et il ajoute que ce système pourrait être efficace dans l'Atlantique Nord (depuis l'Ecosse jusqu'au Portugal), sur la côte Pacifique de l'Amérique du Nord (de San Francisco à Vancouver), le long de la côte chilienne et même en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande. En revanche, dans les eaux plus calmes, comme celles de la Méditerranée, les vagues ne sont pas assez hautes pour actionner les bouées.

Catherine Brahic
New Scientist
Courrier International


*Photo : Le procédé AWS Ocean Energy, des bouées pour produire de l'électricité
DR

* Quatrième Réunion Informelle des Ministres des Affaires Etrangères de la Méditerranée *


*** Lors de cette rencontre, les Ministres iront analyser ensemble l’initiative française pour l’Union de la Méditerranée, le Processus de Paix au Moyen-Orient, la Politique Européenne de Voisinage, les migrations et l’avenir de l’Europe.


*Conclusión de la Quatrième Réunion Informelle des Ministres des Affaires Etrangères de la Méditerranée-version anglaise :

THE KOPER CONCLUDING REMARKS
5-6 July 2007

We, the European Union Foreign Ministers of the Mediterranean area, gathered at an informal meeting on the Slovenian coast on 5 and 6 July 2007. Our Bulgarian and Romanian colleagues joined us for the first time. We had an open and comprehensive discussion on a number of issues that are of high interest and importance for the Mediterranean EU Member States and the entire European Union.
 Our exchange of views on the situation in the Middle East showed that the transitional Palestinian government needed quick and clear political and economic support of the entire international community in order to overcome the humanitarian crisis and ensure stability in the Palestinian territories. We agreed that the best way to support the moderate Palestinian forces is to provide a political solution and resume peace talks as soon as possible in order to make the two states solution a reality. We called for Israeli full engagement and cooperation. We urged the Quartet to convene its meeting this month.
 We reaffirmed the great importance of the European Neighbourhood Policy (ENP). We supported a balanced approach to the ENP and agreed that we should actively involve our Mediterranean and Eastern European partners into the dialogue on issues of mutual concern, such as economic integration, energy, transport, migration, intercultural dialogue and strengthening of the human dimension. Furthermore, we agreed to further develop the Black Sea Synergy Initiative within the strengthened ENP, building on synergies with regional bodies and initiatives. In this respect, full cooperation between the EU and the Organisation of the Black Sea Economic Cooperation as well as other regional initiatives is necessary. We also agreed that our High Officials would meet in Madrid in the last week of July, prior to the conference “Working together – Strengthening the European Neighbourhood Policy”, to be organized in Brussels by the European Commission on 3 September, in order to elaborate some concrete proposals.
 Slovenia’s initiative on the establishment of the Euro-Mediterranean University was warmly welcomed and encouraged as an important step forward through a cooperation network of existing universities. Its creation could significantly contribute to the enrichment and strengthening of intercultural dialogue in the Mediterranean basin and elsewhere.
 We stressed that the European Union’s policy on migration must take into account all aspects of migration, with the purpose of strengthening the Union’s internal security as well as respect for human rights. Such comprehensive policy should include management of legal migration, effective border control and readmission of illegal immigrants, but also protection of refugees and prevention of human trafficking. We called for an intensified partnership between the EU and the countries of transit and origin of migratory flows. We underlined the need for further contributions of member states to FRONTEX joint operations. In this respect, successful cooperation and solidarity among all EU Member States are of greatest importance. We also underscored the importance of circular migration and the European Commission proposal on mobility partnerships.
 We welcomed the compromise reached at the June 2007 European Council on the treaty reform process and expressed support to the Portuguese Presidency to convene the Intergovernmental Conference later this month and conclude it by the end of this year. The mandate agreed by the European Council provides the exclusive basis and framework for the work of the Intergovernmental Conference. The new “Reform Treaty” should make the EU more transparent, effective and closer to its citizens. We agreed that the institutional reform is also necessary for further enlargement of the Union.
 We stressed the need to remain engaged in the Western Balkan region and make real its EU perspective. As regards Kosovo, we reiterated that the unity of the European Union is of utmost importance. We urged for an active approach of all sides involved considering also the time element of the issue. We also expressed our support for the efforts by the Portuguese Presidency.
 We reiterated the usefulness of such informal consultations and agreed to meet in Cyprus on January 17-18, 2008. We welcomed the proposal by Cyprus to invite the Secretary-General of the Arab League to that meeting.

UE

Monday, July 09, 2007

*Entretien de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, accordé au Journal du Dimanche, interviewé par Jacques Espérandieu et Virginie Le Guay.

Présidence de la République

QUESTION - Pas de traditionnelle interview télévisée du Chef de l'Etat à l'occasion du 14 juillet cette année. La rupture, c'est aussi ça?

LE PRESIDENT - Depuis que j'ai été élu, je me suis souvent exprimé. Aujourd'hui encore je m'exprime dans votre journal. Le 12 juillet, je le ferais à Epinal à propos de l'avenir de nos institutions. Je veux entretenir un dialogue continu avec les Français, leur expliquer ce que je fais, leur rendre compte des décisions que je prends, leur parler chaque fois que j'ai quelque chose d'important à leur dire. La prise de parole obligée, convenue, à date fixe, le 14 juillet ou un autre jour, ce n'est pas ma conception du dialogue avec les Français. Je ne veux me démarquer de personne. Je veux juste fonder ma relation avec les Français sur la sincérité et sur le respect.

QUESTION - Fini le temps où la parole présidentielle était rare?

LE PRESIDENT - Ce n'est pas la rareté qui fait la force de la parole présidentielle mais ce qu'elle exprime.

QUESTION - Allez-vous renoncer au traditionnel droit de grâce présidentiel du 14 juillet?

LE PRESIDENT - Il n'y aura pas de grâce collective. J'avais dit, pendant la campagne présidentielle qu'il n'y aurait pas d'amnistie, j'ai tenu ma promesse. L'élection présidentielle ne donne pas le droit " d'effacer les ardoises ". Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à gracier les délinquants ? Ou faut-il admettre que la justification de la grâce présidentielle soit de vider les prisons qui sont surpeuplées. Le décret qui m'a été proposé visait à faire sortir 3000 détenus de prisons. Depuis quand le droit de grâce sert-il à gérer les prisons ? Que les juges d'application des peines appliquent les textes et, alors on respectera l'indépendance de la justice. La justice réclame à corps et à cris son indépendance, et la première chose qu'on me demande c'est de gracier 3 000 personnes. Eh bien non !

QUESTION - C'est une évolution de taille...

LE PRESIDENT - C'est ma conception de la République. Je ne ferai pas d'amnistie collective et je n'accorderai pas de grâce collective. En revanche, je reconnais l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente. Un individu saute dans la Seine, sauve trois enfants en train de se noyer, il se trouve qu'il a un casier judiciaire. La grâce individuelle peut alors jouer. Mais la grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas.

QUESTION - Y aura-t-il des grâces individuelles cette année?

LE PRESIDENT - Comment le dire à l'avance ? Chaque cas est un cas de conscience. Ce que je rejette c'est la décision collective et automatique. J'ai voulu mettre en application cette doctrine. Je ne prétends pas que ce que je fais est bien, que c'est juste, que c'est la vérité. J'essaye de trouver une cohérence.

QUESTION - Vous êtes élu depuis deux mois, les choses se passent-elles comme vous les aviez imaginées?

LE PRESIDENT - Ce n'est pas à moi de faire un bilan et certainement pas au bout de deux mois ! J'essaye de faire ce que j'avais pensé devoir faire : l'ouverture, un style nouveau, une certaine rapidité de prise de décision, les grandes réformes engagées, oui tout cela je l'avais rêvé, j'en avais pris l'engagement. Je le mets en œuvre. C'est lourd, c'est grave, c'est passionnant, c'est difficile, je n'en suis pas surpris.

QUESTION - Vous avez annoncé vouloir poursuivre l'ouverture...

LE PRESIDENT - Pour faire de grandes réformes, il faut une grande majorité. Président de la République, je dois me libérer de mes attaches partisanes, de mes liens amicaux. Il y a des talents dans toutes les familles politiques. Etre le Président de tous les Français, est pour moi une obsession. Quand je commence ma journée de travail je ne me dis pas: je veux être le Président des 21 millions de Français qui ont voté pour moi, même si je ne veux pas trahir mes engagements vis-à-vis d'eux, mais je pense aux 17 millions qui n'ont pas voté pour moi. L'ouverture, je la fais d'autant plus facilement que je n'en avais pas besoin arithmétiquement. Ce n'est pas de la petite politique. Avec Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Eric Besson ou Jean-Marie Bockel les choses se passent bien. Je n'ai qu'à me louer de cette équipe. Le ministre des Affaires Etrangères fait un parcours sans faute. Je l'ai vu notamment au sommet de Bruxelles. Je suis fier de l'image qu'il donne de la France. Ce n'est pas anecdotique de confier à Hubert Védrine une mission sur la place de la France dans la mondialisation. C'est réfléchi. Quand Martin Hirsch me parle de "bouclier sanitaire", je trouve que c'est une réflexion intéressante. Quand je j'observe le parcours de Rachida Dati, je suis fier··· Je veux donner l'image d'une France apaisée, réconciliée.

QUESTION - Rachida Dati, ce n'est pas l'ouverture...

LE PRESIDENT - C'est l'ouverture à la diversité. Pour moi c'est très important de dire à tous les jeunes des banlieues: regardez d'où vient Rachida, regardez où elle est. Il n'y a pas deux justices, il n'y en a qu'une seule. Regardez ce qu'incarne Rachida, ce que cela signifie pour tous. La "nouvelle vague", comme titre un hebdomadaire cette semaine, c'est ça. On disait que j'étais sectaire, que je copiais Le Pen, voilà la réponse : Rachida Dati, Rama Yade, Fadela Amara···J'ajoute que la vraie parité, ce n'est pas le nombre des femmes, ce sont les responsabilités qu'elles occupent.

QUESTION - Prendre dans votre équipe des personnalités du parti socialiste, c'est aussi un calcul politique?

LE PRESIDENT - Je le répète, je ne dois pas être l'homme d'un seul parti. Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI parce qu'il m'a paru être le plus apte à ce poste. J'ai déjà présenté sa candidature à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush... Je sais que c'est un poste très convoité. Pour obtenir ce poste, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte, Dominique Strauss Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI. Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste? Comment serais-je le Président de tous les Français si je raisonnais comme ça. Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss Kahn de ne plus être socialiste. Le Président de la République doit rassembler.

QUESTION - L'ouverture se pratiquera-t-elle aussi pour la commission qui va travailler sur la réforme des institutions.

LE PRESIDENT - Je veux changer les mœurs politiques dans notre pays. Il est de mon devoir de fixer la ligne, le cap. Mais ce travail ne se fera pas sur mes seules idées. J'ai demandé à Edouard Balladur, ancien Premier ministre de présider cette commission. J'ai également demandé à Jack Lang, agrégé de droit public d'y participer. Au nom de quoi devrais-je me priver de sa réflexion ? Sous le seul prétexte que cela déplait à M. Ayrault? J'ai aussi demandé à Pierre Mazeaud, ancien Président du Conseil Constitutionnel ainsi qu'à Jean-Louis Bourlanges, à Guy Carcassonne, à Olivier Schrameck d'y participer. Guy Carcassonne a été le conseiller de Michel Rocard, Olivier Schrameck a été le directeur de cabinet de M. Jospin, et alors?

QUESTION - Quand sera installée la commission sur la réforme des institutions?

LE PRESIDENT - Dans les quinze jours. Je souhaite que la réforme constitutionnelle soit prête avant la fin de l'année, au plus tard début janvier.

QUESTION - On a beaucoup parlé cette semaine de vos rapports avec François Fillon...

LE PRESIDENT - Parlons plutôt des conséquences du passage du septennat au quinquennat. Passer de sept ans à cinq ans, c'est passer d'un président arbitre à un président engagé. Au premier tour, j'avais 31,50 % des voix, au deuxième tour 53 %. Les Français ne m'ont pas élu pour regarder passer les trains ! Le Premier ministre est, pour moi, un interlocuteur indispensable, indissociable. Il met en œuvre le projet présidentiel que nous avons conçu ensemble. C'est une tâche considérable. C'est lui qui rend les arbitrages entre les ministres, c'est lui qui travaille avec eux la plupart du temps. Il va bientôt rencontrer M. Zapatero comme il a été voir Mme Merkel. Il le fait avec mon plein accord et je suis très heureux de la dimension européenne qu'il pourra prendre. Le Premier ministre va participer à la politique étrangère de la France.

QUESTION - Il n'y a donc plus de "domaine réservé" au Président de la République?

LE PRESIDENT - Un "domaine réservé" ? La politique étrangère serait si importante que ni le Parlement ni le Premier ministre ne pourraient y être associés ? Moi je pense au contraire que c'est parce qu'elle est importante, que le Premier ministre doit s'en mêler et le parlement s'y intéresser ! François Fillon et moi, nous avons fait campagne ensemble, nous avons rédigé le projet présidentiel ensemble. J'ai été heureux du discours de politique générale qu'il a fait mardi à l'Assemblée nationale. Il n'y a pas par définition, de rivalité entre nous. J'ai été élu pour conduire une action. Je la conduis avec le Premier ministre.

QUESTION - Demain lundi vous vous rendez à Bruxelles à l'Eurogroupe: une première là aussi.

LE PRESIDENT - Pourquoi pas? L'économie, la croissance, le plein-emploi sont des sujets si importants que les chefs de gouvernement et chefs d'Etat doivent s'en préoccuper directement. Je proposerai lundi qu'il y ait, à la rentrée, une réunion européenne des chefs d'Etat et de gouvernement pour parler de la politique économique. Lundi, j'assisterai à cette réunion de l'Eurogroupe avec Christine Lagarde. Je suis fier qu'elle soit la première femme Ministre de l'Economie. Lundi, j'expliquerai à nos partenaires ce que nous allons faire pour retrouver de la croissance. La France est de retour en Europe.

QUESTION - Cela ne va pas être facile de convaincre vos partenaires européens. La situation budgétaire française suscite des critiques...

LE PRESIDENT - Croyez-vous que ce que j'ai fait depuis deux mois a été facile? Faire accepter à nos partenaires le traité simplifié c'était facile? Mais c'est pour faire des choses difficiles que j'ai été élu. On ne peut pas continuer à être les seuls à ne pas avoir une monnaie au service de la croissance et de l'emploi. Je suis pour l'indépendance de la banque centrale, je suis pour diminuer les déficits. Cela passe par la réduction des dépenses et par l'augmentation des recettes. Mais si vous réduisez les dépenses et les recettes en même temps expliquez-moi, comment vous vous en sortez?

QUESTION - Berlin critique les choix économiques de la France

LE PRESIDENT - L'Allemagne est-elle aussi critique que vous le dîtes? En tout cas, Mme Merkel était très satisfaite qu'on ait si bien travaillé ensemble sur le traité simplifié. Et elle viendra le 16 juillet en France à Toulouse, pour réfléchir à l'avenir d'EADS. Il faut faire bouger les choses sur EADS, donner une gouvernance efficace à cette entreprise. Pour faire bouger les choses, il faut faire de la politique. Pour moi, la politique est dans tout. C'est le refus de la fatalité. Il y a toujours des marges de manœuvre.

QUESTION - Vous revenez du G8. Quels sont les chefs d'Etat dont vous vous sentez le plus proche?

LE PRESIDENT - Il y a déjà quelqu'un que je vais regretter : c'est Tony Blair. Je l'aime beaucoup. Il a un charisme, une joie de vivre··· J'apprécie aussi beaucoup M. Zapatero. Avec Angela Merkel, on forme un bon tandem···

QUESTION - La fusion Suez/ GDF revient à l'ordre du jour. Quel est le scénario le plus probable?

LE PRESIDENT - On y travaille. Je réfléchis énormément parce que l'emploi de dizaines de milliers d'hommes et de femmes est en jeu. Ces questions, ne sont pas pour moi du meccano. Au meccano, je préfère la stratégie et le respect des gens. J'ai besoin d'avoir encore quelques éléments pour bien appréhender la situation.

QUESTION - L'idée de la fusion n'est donc pas acquise?

LE PRESIDENT - J'approfondis avec François Fillon tous les aspects de ce dossier, nous nous efforçons de trouver la meilleure solution possible.

QUESTION - Qui pourrait être présentée quand?

LE PRESIDENT - Rapidement.

QUESTION - Est-ce pour cela que vous allez en Algérie la semaine prochaine ?

LE PRESIDENT - L'idée qu'un producteur de gaz est utile pour Gaz de France est intéressante. Mais on peut s'adosser à un producteur de gaz et en même temps faire la fusion. Ce n'est pas l'un ou l'autre. D'autre part, parmi les producteurs de gaz, il n'y a pas que Sonatrach, même si Sonatrach est important.

QUESTION - Que pensez-vous de la grève des journalistes aux Echos et à La Tribune?

LE PRESIDENT - Ce qui me semble extraordinaire c'est que les journalistes de La Tribune fassent grève pour que leur journal ne soit pas vendu par Bernard Arnault et que ceux des Echos fassent grèvent le même jour pour que leur journal ne soit pas acheté par Bernard Arnault. Comment la presse peut-elle se sortir d'une telle contradiction ? Les journaux se font avec des actionnaires. Mais vous ne me démentirez pas si je vous dis que le vrai problème de la presse pour moi c'est le problème de la distribution. Il faut favoriser la diffusion des journaux par une politique d'allègements de charges ambitieuse et par la multiplication des points de vente.

QUESTION - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a été perquisitionné à deux reprises chez lui dans le cadre de l'affaire Clearstream. Une réaction?

LE PRESIDENT - Un Président de la république en exercice ne commente pas une instruction en cours. Je préside le Conseil Supérieur de la Magistrature, je suis garant de la séparation des pouvoirs, garant de l'indépendance de la justice. De plus, comment commenterai-je une affaire dans laquelle par ailleurs, je suis, à titre personnel, partie civile ?

QUESTION - Vous allez faire une étape sur le Tour de France?

LE PRESIDENT - Absolument. Je suis persuadé que le Tour de France fait partie des petits bonheurs des Français. Qu'un mois de juillet sans Tour de France, ce serait pas un mois de juillet. J'y vais d'autant plus que Christian Prudhomme, le nouveau patron du Tour, mène une action remarquable contre le dopage. Ce n'est pas au moment où les dirigeants du Tour s'efforcent d'assainir ce sport qu'on doit les laisser tomber!

QUESTION - Quel est votre favori?

LE PRESIDENT - Je n'ai pas un favori, j'ai une espérance: Christophe Moreau. Depuis qu'il a eu le maillot jaune, il a passé une période très difficile. Mais je ne fais pas la fine bouche sur son titre de champion de France parce qu'il a 36 ans.

QUESTION - Le Tour de France part de Londres. Comment se passe la collaboration avec les Anglais en ce qui concerne le terrorisme?

LE PRESIDENT - La menace est générale et élevée. J'ai demandé à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de réfléchir à un vaste plan d'installation de caméras dans nos réseaux de transports en commun. Il y a 25 millions de caméras au Royaume Uni, un million en France. Je suis très impressionné par l'efficacité de la police britannique grâce à ce réseau de caméras et il n'y a, à mon sens, aucune contradiction entre le respect des libertés individuelles et l'installation de caméras pour protéger la sécurité de chacun dans les transports en commun.

QUESTION - Quand ce plan pourrait-il être proposé?

LE PRESIDENT - A la rentrée.

QUESTION - Le choix de Bernard Laporte comme secrétaire d'Etat aux Sports, vous l'assumez totalement?

LE PRESIDENT - Totalement. Bernard Laporte est un homme intelligent, réfléchi. Et puis à travers lui, je fais un clin d'œil au Sud-Ouest, au monde du rugby bien sûr. J'apprécie énormément que le public du rugby soit calme, refuse la violence. Vous pouvez avoir 85 000 personnes au Stade de France, il n'y a pas de bagarre···

QUESTION - Faut-il un statut pour l'épouse du Chef d'Etat?

LE PRESIDENT - J'aime bien l'idée que ce statut se construise en fonction des personnalités de chacune, tranquillement, librement. Sans pression ni cadre prédéterminé.

Paru le dimanche 8 juillet 2007